Journée à la cabane forestière de Vuarmarens – 29.08.2026
Il était une fois… une joyeuse bande de léos et leurs bipèdes, tous réunis pour passer une belle journée à la cabane forestière. Et moi, Soizic, votre reporter officielle à quatre pattes, j’étais évidemment de la partie ! Il fallait bien quelqu’un pour surveiller cette petite troupe… et surtout vérifier qu’aucune nourriture ne s’échappe accidentellement des assiettes.
Le rendez-vous avait été donné au cœur de la forêt. Impossible de se perdre : le dernier tronçon de la route était balisé par des ballons colorés et des affiches avec une belle tête de léo. Même le bipède le plus distrait aurait trouvé son chemin ! Et croyez-moi, certains sont capables de se perdre même avec un excellent copilote… mais attention, uniquement si ledit copilote a bien pensé à embarquer ses lunettes !
La cabane était posée dans un endroit magnifique, au calme, au fond d’un cul-de-sac et surtout… sans voitures ! Alors là, mes amis, c’était le paradis ! Excellent choix des bipèdes, je valide à 100%. Pas de bruit de moteur, pas de danger, juste la forêt, les copains et beaucoup d’espace pour courir. Bref, un endroit parfaitement adapté à notre activité favorite : faire les fous ! De plus mes bipèdes avaient joliment décoré la grande table avec de jolis sets de table ornés de photos de nos précédentes sorties. Sur les photos, nous étions bien entendu tous très beaux, très élégants et très fiers. Enfin… surtout nous, les poilus !
Pendant que mes bipèdes s’affairaient à terminer la déco, je suis partie inspecter mon nouveau royaume. Et là, après avoir levé le museau quelques secondes, mon regard a été attiré par une photo pour le moins… surprenante : un drôle de léo empêtré dans du papier toilette ! Autant vous dire que j’en suis resté… baba ! Je me suis demandé quelques instants ce qui avait bien pu lui arriver. Une nouvelle technique de toilettage ? Une décoration originale ? Une attaque de rouleau de papier ? En tout cas, une chose était certaine : avec cette photo, impossible pour les bipèdes de rater les WC !
Après les retrouvailles et les salutations d’usage, qui, chez nous, consistent surtout à se renifler joyeusement sous toutes les coutures, nous sommes partis pour une petite balade en forêt. Quel bonheur ! Nous avons pu courir, jouer, renifler absolument partout et nous défouler avec les copains. Puis, à un moment, un arbre couché en travers du chemin semblait avoir décidé que la promenade s’arrêtait là… Un obstacle ? Pour nous ? Pfff… Il en fallait bien davantage pour nous arrêter ! Léos et maîtres avons franchi l’obstacle sans difficulté. Nous ne sommes pas des mauviettes, nous les léos somment courageux, sportifs et aventuriers ! Bon… certains d’entre nous ont peut-être attendu très discrètement que les autres passent les premiers. Disons que nous étions courageux… mais avec une stratégie réfléchie !
Après cette sympathique promenade, l’apéritif fut enfin servi. Je crois que les bipèdes avaient très soif. Et très faim aussi. Nadia avait préparé de délicieux croissants au jambon. Rien que l’odeur était une véritable torture. Notre truffe fonctionnait à plein régime. Nous nous sommes approchés, avons regardé, attendu et avons même probablement utilisé notre regard le plus attendrissant. Mais rien. Interdiction de goûter ! Quelle injustice ! Nicole avait également préparé de belles brochettes composées de melon, de jambon cru, de mozzarella et de tomates cerises. Elles avaient l’air délicieuses. Alors, nous sommes restés à proximité de la table, prêts à intervenir en cas d’accident. Parce qu’un accident, ça arrive vite, une brochette peut tomber, une tomate peut rouler, un morceau de jambon peut mystérieusement disparaître. Nous étions prêts à rendre service. Mais non ! Les bipèdes étaient beaucoup trop prudents. Pas une seule brochette n’a chuté. Franchement, ils pourraient faire un petit effort pour nous faciliter le travail !
Puis vint le moment tant attendu du buffet. Et quel buffet ! De magnifiques plats de rosbeef accompagnés de sauce tartare, de diverses salades et d’un délicieux pain cuit au feu de bois. Alors là nous avons fait preuve d’une patience absolument remarquable. Nous sommes restés près de la table. Très près. Avec nos plus beaux regards attendrissants. Certains ont même testé la technique du soupir profond, accompagné du regard triste et de la tête légèrement inclinée. Une technique normalement imparable. Enfin… normalement. Mais rien n’y fit. Pas une miette ! Je commence sérieusement à me demander si les bipèdes comprennent vraiment le principe du partage.
Après ce succulent repas, un dessert rafraîchissant aux des framboises fut servi, accompagné de délicieuses spécialités du canton de Fribourg préparées par Jacqueline et Nicole. Un véritable festin pour les bipèdes ! Pendant ce temps, nous, nous avions toujours le ventre vide. Enfin… vide selon mes critères, bien entendu.
Bon puisque nous n’avions pas eu le droit de goûter à toutes ces bonnes choses, j’ai décidé de partir avec Shamak (et bien entendu accompagnées de nos bipèdes) pour une petite balade digestive. Enfin, digestive pour elles parce que de mon côté, j’aurais plutôt eu besoin d’un bon repas avant de commencer à digérer quoi que ce soit !
Puis peu de temps après, me voilà repartie pour une nouvelle balade. Yes ! Cette fois Monsieur Pika était particulièrement bien accompagné par quatre très jolies poilues rien que pour lui ! Shamak, Pépite, Vaia et moi-même. Autant dire qu’il n’allait pas se plaindre ! Du coup on a tout donné pour lui faire oublier cette terrible tragédie : l’absence totale de fontaine pour y faire trempette ! Et devinez quoi ? Ça a totalement réussi !
Plus tard, Buck, qui a sacrément grandi depuis notre dernière rencontre a pris son courage à quatre pattes et s’est approché de nous. Il faut dire que nous, les adultes, sommes quand même assez impressionnants avec notre grand gabarit. Mais Buck ne doit pas s’inquiéter. Bientôt, il sera lui aussi beau, fort et grand comme nous. Pendant ce temps, Akashi et Bina étaient complètement déchaînées. Enfin… entre nous, c’est un peu comme d’habitude ! Elles ont probablement pensé que la forêt était un immense terrain de jeu construit spécialement pour elles. Courir, bondir, jouer, recommencer… Pendant ce temps, nous autres, les plus raisonnables, observions la scène avec beaucoup de dignité. Enfin… presque.
Après toutes ces aventures, les bipèdes ont commencé à discuter. Puis ils ont encore discuté. Et encore discuté. Et encore discuté. Et là, nous avons commencé à nous poser quelques questions : mais… ils vont s’arrêter quand ? Nous, les léos, étions prêts à repartir courir, jouer, renifler et, accessoirement, recevoir quelques friandises. Mais non, les humains aiment parler, beaucoup, longtemps, très longtemps. Il paraît que c’est leur façon à eux de se divertir. Nous avons donc attendu patiemment, avec cette grande sagesse qui nous caractérise. Enfin… surtout parce qu’on n’avait pas vraiment le choix.
Et tout à coup, un bipède eut une idée lumineuse : faire une photo de nous les léos, mais sans nos bipèdes. Ah ! Alors là, ça devenait intéressant. Évidemment, une telle mission méritait un peu de piment. J’ai donc décidé de semer légèrement la zizanie. Ma bipède me disait : « Assis ! » Moi : non. « Couché ! » Moi : toujours pas. « Soizic… assis ! » Moi : réflexion intense… Eh oui, que voulez-vous ? Le caractère légèrement têtu du léo ressort parfois. Et puis, comme si je n’avais pas déjà assez compliqué les choses, ma copine Shamak a décidé de faire exactement la même chose. Alors là, c’était vraiment trop drôle ! Nous regardions nos bipèdes essayer de nous faire asseoir, pendant que nous faisions semblant de ne absolument pas comprendre ce qu’elles voulaient. Elles insistaient, nous résistions. Elles négociaient, nous réfléchissions. Bref, un véritable bras de fer ! Pendant ce temps, nos copains et copines à quatre pattes, eux, avaient visiblement décidé de faire sérieusement l’exercice. Assis, sages, disciplinés… presque trop parfaits ! Il faut dire qu’ils avaient compris avant nous que, pour en finir avec la fameuse photo, il fallait peut-être coopérer un minimum. Nous, évidemment, nous avions choisi une autre stratégie : tester jusqu’où pouvait aller la patience de nos bipèdes. Question de principe. Finalement, nous avons bien voulu faire un petit effort. Mais uniquement parce qu’on nous l’a demandé longuement, très longuement et gentiment, évidemment. Et surtout parce qu’il fallait quand même réussir cette fameuse photo ! Enfin… après quelques négociations, beaucoup de patience et une bonne dose de mauvaise foi de notre part : mission accomplie !
Puis le moment du rangement est arrivé. Et là, je dis juste un grand merci à toutes les personnes qui ont aidé mes bipèdes. Grâce à cette aide précieuse, ils ont pu tout remettre en ordre beaucoup plus rapidement. Sans vous, je ne sais pas à quelle heure ils auraient terminé et quand j’aurai retrouvé le canapé ! Enfin… mon canapé à moi, que bipède utilise parfois. Après tout, il faut bien que quelqu’un se dévoue pour tester son confort !
Comme d’habitude, ce fut une magnifique journée, nous avons couru, joué, rencontré de nouveaux copains et profité d’un superbe cadre en pleine nature. Bon… certes, nous n’avons pas eu droit aux croissants au jambon, ni aux brochettes, ni au rosbeef, ni aux desserts, ni même à une petite miette tombée par accident mais nous avons tout de même passé une excellente journée !
À très bientôt pour de nouvelles aventures, de nouvelles balades et, je l’espère, de nouvelles opportunités de goûter aux plats des bipèdes. Et peut-être qu’il y aura une fontaine pour Pika…
Soizic, reporter officielle à quatre pattes 🐾








































































